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La précision du geste, la répétition des tâches, la protection du vin, la rigueur administrative… Chaque étape du processus repose sur une chaîne logistique et humaine exigeante.
Et derrière cette rigueur, il y a des équipes, de la concentration, des horaires parfois étendus et une vigilance de chaque instant. C’est dans cette réalité que s’ancre Botisum : une entreprise fondée par Claude Draghi pour concevoir des solutions simples, durables et efficaces, au service de ceux qui travaillent dans les chais.
Botiview, Botilift et Botiplac, ****ces trois outils agissent en synergie. Chacun a sa fonction et ensemble, ils répondent concrètement aux défis du quotidien. Des innovations complémentaires, pensées pour rendre le travail plus fluide, plus sûre, plus respectueuse de l’humain.

Dans les caves, la gestion des stocks est un point essentiel. Pourtant, elle reste souvent manuelle, source d’erreurs, de pertes de temps et de doutes. Avec Botiview, le suivi devient automatique et en temps réel.
Le principe est simple : des balances discrètes sont placées dans les box, sous les clayettes ou au fond des casiers. Couplées à une application mobile, elles permettent :
Botiview permet également une surveillance de la cave. Il envoie des notifications si une bouteille est prise alors que personne ne devrait y toucher, ce qui offre un véritable système d’alerte en temps réel pour vous prévenir en cas de vols ou simplement en cas d’erreur dans la préparation des commandes.

S’il y a bien un point commun dans le travail des vignerons, c’est le nombre de manipulations. Porter, se baisser et empiler.
Avec Botilift, ces efforts deviennent presque imperceptibles. Cette table élévatrice automatique s’ajuste en temps réel à hauteur d’Homme. Plus besoin de se pencher ou de tirer sur les épaules, pour une réduction drastique des troubles musculosquelettique (TMS). Le dos reste droit, les gestes sont dans l’axe.
Pensée pour s’adapter à tous les types de palettes (filaires, Europe, VMF…), ce dispositif permet d’empiler les bouteilles ou les cartons sans effort, de façon stable et sécurisée.
Les bénéfices sont immédiats :
Cette technologie limite les risques de blessure et améliore le confort de travail. Elle est également éligible à une prise en charge par la Sécurité Sociale Agricole (MSA).

En début et en fin de chaîne, quand les bouteilles sont rangées, empilées et expédiées, chaque choc peut coûter cher. Un habillage abîmé, un col fissuré, une rayure en fond de palette… Les risques sont là, surtout quand le rythme s’accélère.
Botiplac est une nouvelle génération d’intercalaires, conçue pour protéger les bouteilles sans ralentir les opérations. Ils sont aux dimensions de vos Palox que vous pouvez continuer à déplacer, gerber en toute sécurité.
Et en plus, le rangement est plus rapide, notamment pour les deux premiers lits. Grâce à leur couleur claire, on voit immédiatement où placer ses bouteilles. En bref, une protection renforcée pour une logistique facilitée.
Les solutions Botisum sont issues des observations dans les chais et d’une collaboration concrète entre un ingénieur curieux et une vigneronne engagée, Hélène MICHAUT du Clos des Poulettes. C’est en observant les gestes, les contraintes, les points de tension, que chaque détail a été conçu.
Modulaires, les trois solutions peuvent être installées séparément ou ensemble, sans transformation des équipements existants. Le tout forme un écosystème cohérent, au service d’un objectif clair : faire gagner du temps, de la fiabilité et du confort aux vignerons.
Retrouvez toutes les informations sur les solutions Botisum sur le site internet botisum.fr.
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En Côte de Nuits, le domaine Arnoux-Lachaux allie tradition et modernité pour réinventer le pinot noir. Pour vivre cette aventure au cœur de la Bourgogne, Defender, l’iconique franchisseur du groupe britannique JLR s’est associé au vigneron Charles Lachaux pour créer une expérience multisensorielle unique.
Une alliance guidée par une même quête d’authenticité, d’émotion et d’innovation.
À une trentaine de kilomètres de Dijon, dans la commune de Vosne-Romanée, les climats du domaine offrent un paysage inoubliable, aux nuances dorées et vermeilles. Notre Defender Sedona, une édition spéciale inspirée par la couleur des terres ferreuses de la ville éponyme en Arizona, sillonne les terres en se fondant parmi les feuilles de vignes écarlates.
Charles, lui-même grand amateur de la marque britannique, parcourt l’exploitation à bord de son Defender 110 et ses équipes utilisent la version 90 du Defender pour travailler sur les climats les plus escarpés. Depuis la création de la marque en 1948, Defender a su évoluer tout en conservant son identité, restant fidèle à ses origines agricoles et à son rôle d’outil de travail sur les terrains les plus exigeants. Solidité et fiabilité sont des qualités précieuses autant pour un vignoble d’excellence que pour un véhicule conçu pour braver l’impossible.
Bientôt les pieds se retrouveront à nu, mais en ce mois d’octobre, quelques grappes de raisins subsistent encore, malgré la fraîcheur automnale. Il faut dire que la région a toujours bénéficié d’un climat doux et ensoleillé, propice à l’épanouissement du vin. On en découvre chaque recoin, même les plus difficiles d’accès, grâce au Defender. Boue, ornière, pente inclinée, aucun obstacle ne nous résiste.

Sur ces collines argilo-calcaires, on cultive les premiers et grands crus de demain : Latricières Chambertin, Chambolle Musigny, Romanée Saint-Vivant… Des appellations qui font la réputation de la famille Lachaux et la fierté de la région depuis 1858, et qui réservent encore de belles surprises.
Après presque 170 ans d’exploitation, la sixième génération de Lachaux entend bien faire les choses différemment. En 2012, Charles prend la relève de son père Pascal et donne un nouveau souffle à la production en ouvrant la voie à l’agriculture régénératrice. Oubliés, les intrants chimiques à outrance et le labourage mécanique des sols. Le vignoble passe en viticulture complètement non mécanisée en 2019.
À l’heure de la « vinification intelligente », où les innovations technologiques sont au service de la production, le domaine Arnoux-Lachaux navigue à contre-courant, se recentrant sur le végétal. « Pour nous, le modernisme, ce n’est pas utiliser toujours plus d’outils sophistiqués. Il y a du bon dans chaque époque et l’on doit tout autant s’inspirer des anciennes générations que des nouvelles. »
En douze ans, d’autres changements majeurs ont été opérés dans la viticulture, avec comme ambition de laisser la vigne et le millésime s’exprimer le mieux possible. Comme Charles aime à le dire : « La nature fait bien son travail et elle le fait mieux que nous. »

De cette philosophie résulte la mise en place de l’éco-pâturage, l’arrêt du rognage des rameaux ou encore l’installation de palissage haut. Des mesures coûteuses, mais qui paient. « Aujourd’hui, nous ne sommes plus seulement un domaine, nous sommes redevenus une ferme à l’ancienne. Tout cela fait que l’on travaille désormais le pinot noir comme personne d’autre au monde. »
Pour autant, pas question d’intervenir plus que nécessaire sur la vigne. Ce qui permet à chaque bouteille de refléter la richesse et la profondeur de son terroir exceptionnel, c’est la singularité des sols, dont on a préservé la biodiversité. « Nous avons quatorze hectares divisés en cinquante-deux parcelles pour produire seize cuvées. Ces seize vins, justement, nous les voulons tous différents. »
Lorsque l’on jette un coup d’œil aux plantations, on constate en effet que les ceps les plus jeunes côtoient les plus vieux. L’objectif est de laisser chaque pied suivre son cycle pour produire un raisin abouti et équilibré.
« J’aimerais que nos vins suscitent une vraie émotion », confie Charles. Déjà sacré meilleur jeune vigneron du monde par les Goldens Wines 2021, le trentenaire ose et expérimente. Pour lui, la viticulture reste avant tout un terrain de jeu.

Dernière innovation en 2022, le remplacement des fûts de bois par des cuves en grès, un matériau neutre qui, contrairement au bois, ne transmet pas son goût au vin. Une preuve supplémentaire s’il en fallait que l’accent est mis sur l’expression des arômes du raisin dans leur forme la plus pure.
Avant de goûter ces nouvelles cuvées, il faudra donc patienter encore quelques mois. En attendant, nous avons eu la chance de nous délecter d’un élégant Clos de Vougeot Quartier de Marei Haut 2018, aux notes de fruits rouges mûrs et de chocolat, ainsi que d’un intense Echezeaux du millésime 2017. Une chance lorsque l’on sait que certaines bouteilles sont cotées à plusieurs milliers d’euros.
Plus jeune, le Nuits-Saint-Georges Les Procès récolté en 2021 surprend par sa vivacité. Il faut dire que la météo a été particulièrement compliquée cette année-là. Quelques années de garde l’aideront à atteindre un bon équilibre.

Bien que les vins produits par Charles Lachaux ne soient pas accessibles à la vente aux particuliers, à l’exception de rares et chanceux allocataires, il est possible de déguster leurs meilleurs millésimes dans certains établissements renommés. Dans la région, Le Millésime propose plusieurs vins qui s’accordent parfaitement avec la cuisine authentique et gastronomique de la maison – une belle façon d’allier le plaisir de la vigne à celui de la table.
Cette quête de plaisir et de perfection, commune à la gastronomie, au vin, et à l’automobile, témoigne de la vision partagée entre Defender et le domaine Arnoux-Lachaux. À travers
chaque courbe et chaque gorgée de vin, s’exprime un même désir d’exigence, ainsi qu’un savoir-faire exceptionnel: https://www.arnoux-lachaux.com/


En 1955, Claude Peureux, alors à la tête des Grandes Distilleries Peureux, lance des griottes pour chocolatiers. Mais c’est véritablement dans les années 80 sous l’impulsion de Pierre Baud que les Griottines® verront le jour. Il se met en quête de la variété de cerise capable d’être dénoyautée tout en gardant la fermeté de sa chair ainsi que son goût initial et c’est… en Serbie qu’il trouve le Graal avec une variété de griotte appelée « Oblachinska ». En 2003, Bernard Baud prend la succession de son père, Pierre Baud et redonne aux Griottines® toutes leurs lettres de noblesse avec son emblématique coffret rouge ainsi que son bocal si caractéristique.
LA PRODUCTION
La première difficulté vient du fait que les Oblachinska, ces griottes aux saveurs et à la tenue si particulières, les seules dignes de devenir Griottines®, ne poussent que dans les Balkans. C’est pourquoi les Grandes Distilleries Peureux ont acquit leurs propres vergers de 200ha sur place, en Serbie. Le travail du distillateur et de l’agronome commence dès la floraison des premiers griottiers sauvages qu’il faudra surveiller jusqu’à la pleine maturité des fruits : l’irrigation détermine le calibre des fruits, l’ensoleillement sa teneur en fructose. En fonction de ces critères et aussi de la fermeté des fruits, Grandes Distilleries Peureux détermine les zones précises de récolte et les quantités par zone. C’est plus de 500 millions de griottes sauvages qui sont cueillies exclusivement à la main, par un personnel spécialement formé en seulement quelques 3 semaines. Les griottes sont tout d’abord achemi23 nées jusqu’au centre de collecte, situé le plus près possible du lieu de la récolte, pour y être lavées et triées une première fois. Les fruits sont ensuite calibrés pour ne retenir que ceux dont la taille se situe entre 14 et 20 mm de diamètre. Sur place, les griottes sont alors plongées dans des fûts de liqueurs venus de Fougerolles, pour une première macération. Moins de six heures doivent s’être écoulées, pour ne perdre ni les arômes ni les qualités physiques du fruit qui doivent être absolument préservées tout au long du processus d’élaboration. Les fûts en macération sont expédiés à Fougerolles. Au cours du transport et de la phase de repos qui suit leur arrivée, les griottes échangent lentement avec la liqueur du fût, par un phénomène d’osmose naturelle. Les griottes sont ensuite à nouveau triées et calibrées pour ne sélectionner cette fois que le diamètre 18-20 mm avant une étape cruciale : le dénoyautage. C’est l’une des phases les plus délicates car traumatisante pour le fruit qui risque de se déchirer lors de l’expulsion du noyau. L’entreprise a conçu une machine unique, capable d’orienter chaque griotte de telle sorte que le noyau soit expulsé par la cicatrice d’insertion du pédoncule. L’opération permet d’obtenir un fruit à l’aspect parfait malgré l’absence du noyau. Les griottes dénoyautées sont ensuite plongées dans différentes liqueurs pour des macérations successives. C’est le maître liquoriste qui détermine la composition et le nombre de ces macérations ainsi que le temps pour chacune d’entre elles, en fonction d’un savoir-faire et de secrets hérités de la tradition. À chaque étape, le fruit se gorge de parfums nouveaux. La dernière macération apporte la touche finale de Kirsch qui baptise définitivement Griottines®. Les fruits et leurs liqueurs, qui titrent alors 15°, sont prêts pour le conditionnement.

LE CONDITIONNEMENT
Un écrin séduction, emblématique de la Marque. D’abord l’enveloppe, autant coffret qu’écrin. Un carré parfait, sans aspérité, d’une totale modernité. Teinté de rouge, il joue sur les transparences et s’affirme dans une folle élégance. De par sa translucidité, il laisse deviner une forme sphérique et juste, ronde comme le monde, ronde comme le fruit, où les reflets métallisés et la paroi de verre d’une extrême pureté exacerbent la beauté naturelle spectaculaire des Griottines.
LA SUCCESS STORY
En plus de 40 ans, les Griottines® se sont imposées comme l’indispensable des grands Chefs du monde entier et sont présentes sur les plus belles tables étoilées du globe.
]]>Que vous soyez seul, en famille, ou entre amis, soyez des nôtres les 27&28 janvier.
Venez déguster nos vins, rencontrer nos artistes, découvrir nos groupes musicaux, déambuler dans les rues de nos deux villages pour admirer les décorations réalisées pour la Saint-Vincent et vous laisser surprendre par nos animations de rues
Samedi 27 janvier 2024
Dimanche 28 janvier 2024
Site internet : saintvincent2024.fr
]]>L’historien Michel Vernus et Marie-Christine Tarby, fille d’Henri Maire, nous dévoilent l’extraordinaire parcours de cet entrepreneur viticole à travers le livre « Henri Maire, la folle passion de la vigne et du Jura », édité par Le Progrès.
Originaire d’une famille vigneronne remontant au moins à 1632, la lignée d’Henri Maire est marquée par la crise du phylloxera qui force son père à quitter le Jura à la fin du XIXe siècle. Né à Paris en 1917, Henri Maire grandit entre la capitale et les vignobles jurassiens de son grand-père.

Malgré les ravages de la Seconde Guerre mondiale sur le vignoble jurassien, Henri Maire décide de revitaliser le domaine familial dès 1945. Il restaure le vignoble, acquiert de nouvelles parcelles, et s’inspire des méthodes de vente américaines lors de son séjour aux États-Unis au début des années 50.
L’innovant « Vin Fou » marque un tournant majeur dans la commercialisation du vin. Abandonnant la vente en tonneau, Henri Maire propose une approche directe, vendant le vin en bouteille par l’intermédiaire de ses commerciaux, atteignant jusqu’à 640 personnes disséminées à travers la France. Le « Vin Fou » connaît un succès retentissant dès 1950, propulsant Henri Maire sur la scène viticole.
Habitué aux initiatives audacieuses, Henri Maire organise à la fin des années 50 un concours pour dessiner la face cachée de la Lune. Lorsque la sonde soviétique Luna 3 dévoile la première photographie de la face cachée de la Lune en octobre 1959, il envoie 1000 bouteilles de « Vin Fou » aux scientifiques soviétiques, considérés comme les vainqueurs de son concours. Aujourd’hui, l’une de ces bouteilles trône dans les vitrines du Musée des Cosmonautes à Moscou.
Henri Maire, figure emblématique du monde viticole, a su allier audace, créativité et passion pour propulser les vins du Jura sur la scène mondiale.
]]>S’il y a bien une période propice à faire trôner vos plus beaux magnums sur les tables, c’est bien Noël. Le champagne Thiénot l’a bien compris en lançant la nouvelle et traditionnelle édition « artistique » du magnum de sa Cuvée Brut, limitée à 5 000 exemplaires. Traditionnelle, car depuis 2016, Thiénot laisse carte blanche à un artiste pour exprimer sa vision de la maison et orner l’étiquette de la Cuvée Brut de ses traits. Cette année, la jeune maison de champagne a choisi de faire confiance à Fefe Talavera qui a brillamment relevé le défi. Avec « L’Amour de la nature & de la célébration », œuvre colorée au style moderne, l’artiste mexicano-brésilienne adresse un hommage « au tintement du cristal des flûtes qui s’entrechoquent » évoquant chez elle la réjouissance et les célébrations. Elle signe un sublime flacon, qui sans l’ombre d’un doute, sera au centre de l’attention de toutes les tables qui l’accueilleront.
Prix indicatif : 110 € – champagne-thienot.com

1893. Édouard Delaunay plante le cep généalogique à Nuits-Saint-Georges et pose les bases d’une florissante activité de négoce. 2023 : son arrière-arrière-petite-fille Jeanne intègre un groupe familial devenu multifacettes, déployé entre Bourgogne et Languedoc. Le vin, comment le nier, est ici une affaire de génétique.
Laurent et Catherine Delaunay sont eux-mêmes tombés dans la cuve étant petits. Lui a grandi dans la spiritualité du pays de Vergy et le métier de négociant-éleveur, elle dans le domaine familial du Beaujolais, au pays du gamay. Avec patience et méthode, le couple d’œnologues-entrepreneurs consolidera progressivement le groupe Badet Clément, 80 collaborateurs et un siège social toujours à Nuits, autour de plusieurs piliers : une marque « success story » de vins de cépages du Pays d’Oc (Les Jamelles), des signatures haut de gamme du Languedoc (Abbotts & Delaunay) et DVP, une entreprise spécialisée dans la commercialisation des vins.
De retour sur ses terres, Laurent saisira l’opportunité de réveiller la marque Édouard Delaunay en 2017, avec une vision extrêmement claire de ce que doit être un négoce bourguignon haute couture. Lui et ses équipes n’auront mis qu’une poignée de millésimes pour relancer une impressionnante dynamique. La maison de L’Étang-Vergy, dans les Hautes-Côtes de Nuits, prend désormais soin d’un chapelet d’une trentaine d’appellations, des régionales aux grands crus. L’aventure est bel et bien lancée.
L’arrivée de Jeanne suit donc une forme de logique. Millésime 98, arrivée à maturité comme une belle grappe de pinot noir, elle était un peu la pièce maitresse qui manquait au puzzle entrepreneurial. Au-delà du bonheur simple de travailler avec leur enfant, Laurent et Catherine y voient l’occasion « de repositionner notre activité, qui pouvait paraitre disparate, dans une vraie logique d’entreprise familiale ». Adieu, donc, le groupe Badet Clément. « Delaunay Vins & Domaines » signe l’acte fondateur d’une marque ombrelle et d’ambitions nouvelles.
Jeanne supervisera dans un premier temps l’activité méridionale du groupe. La jeune femme a beau être bien née, elle tire de son vécu une légitimité évidente, avec une formation entre une école de commerce qui lui a fait découvrir Lille (« il y a des vignes sur les terrils du Pas-de-Calais ! ») et Macao, complétée par un BTS viti-œno à Beaune.
Elle a vu la Sonoma Valley chez Francis Ford Coppola, Tahiti grâce à l’aventure Les Jamelles, l’Australie pour des vinifs en avril dernier… Ou comment plonger avec gourmandise dans le Nouveau Monde pour mieux comprendre les préceptes des anciens. En témoignent son apprentissage mené plus près de nous, chez Thibault Liger-Belair, et quelques mois passés au sein d’un beau petit domaine de Vosne-Romanée (initiales DRC). Jeanne est à l’image de sa génération, une sorte de mouton à cinq pattes s’intéressant à tout, des vinifications au positionnement marketing en passant par l’art de la communication.
Dans le sud, elle aura sous sa responsabilité une équipe d’une douzaine de personnes pour 35 hectares de vignes réparties entre deux domaines (Métairie d’Alon à Limoux, domaine de La Lause à Monze) et une quinzaine de cépages. « S’il existe bien sûr des particularismes, les paysages sont sensiblement les mêmes que dans les Hautes-Côtes. Même à 600 km, on a la sensation d’être chez nous », note Catherine, en fine observatrice de ce qui constitue « un poste avancé pour étudier l’évolution du pinot noir dans un contexte de changement climatique ».
À ce titre, « le contrôle des maturités est une affaire de précision, on a vite fait de prendre un ou deux degrés en 48h dans le Languedoc », observe Jeanne, qui s’est construit une très large palette de dégustatrice au fil de cette double culture. Elle dit aimer l’épice frais d’une syrah « La Bretonne » issue d’une sélection parcellaire dans les Corbières, aussi bien que la volupté du Pommard 1er cru « Les Chaponnieres », son climat bourguignon fétiche.
Abbotts & Delaunay est donc destinée à devenir plus que jamais « un alter ego de la Bourgogne, avec une approche parcellaire très soignée ». « En Bourgogne, c’est une chance, les choses sont assez établies ; Abbotts et le Languedoc, c’est un peu comme un vélo : si on arrête de pédaler, on tombe », image Laurent. Sa jeune cycliste pourra compter sur une équipe fidèle et bien en place, avec notamment le chef de culture bourguignon Thomas Trapet (patronyme connu par chez nous).
D’un vignoble à l’autre, la marque de fabrique des Delaunay semble donc se situer entre l’éloge du temps long, à l’image de cette vénérable Citroën B2 retapée en hommage au grand-père, et le goût du mouvement. En ce moment, la dernière recrue ne manque pas d’occupation. Elle sort tout juste la tête d’une campagne de deux vendanges, le « marathon du sud » (mi-août jusqu’à octobre en général) incluant le « sprint bourguignon » de septembre. Sans compter le nécessaire job de représentation pour le compte de la nouvelle entité Delaunay Vins & Domaines, avec des déplacements programmés en Suède et aux Pays-Bas en fin d’année. Tant de choses sont encore à découvrir. Heureuse qui, comme Jeanne, va donc faire de beaux voyages. D’où il est, 130 ans après, l’aïeul Edouard ne doit pas perdre une goutte de cette aventure naissante.
]]>Avec plus de 20 000 hectares de vignes, l’AOP Côtes de Provence offre une telle superficie que de nombreux ensembles géologiques se côtoient.
Lorsqu’on évoque les sites géologiques de Provence, deux grands ensembles ressortent et façonnent le paysage et la typicité des vins rouges, vins rosés et vins blancs.
Les 20 000 hectares de vignes ne se limitent pas à la Provence calcaire et aux sols cristallins. Au fil des routes du vin, on peut découvrir des géologies très variées :
Les vins Côtes de Provence sont ainsi très variés, marqués par des sols pauvres et bien drainés, aidés par un climat méditerranéen généreux en soleil.
Chaque domaine viticole installé sur l’aire géographique du Côtes de Provence dispose d’un terroir unique, qui permet aux vignerons de produire des vins blancs, vins rosés et vins rouges marqués par leur typicité. Les 84 communes de l’appellation, étendues sur 3 départements (Bouches-du-Rhône, Var et Alpes-Maritimes), accueillent alors des domaines viticoles variés, qui produisent des vins de Provence d’une belle variété.
Les multiples personnalités des vins de Provence s’expliquent alors par les caractères uniques des 8 bassins de production de l’AOC Côtes de Provence. Ces dénominations de terroir profitent tous d’un climat et d’une géologie uniques, et on distingue principalement 5 dénominations géographiques qui marquent la typicité de leurs vins :
Les spécificités des sols de la Provence sont particulièrement appréciées de certains cépages rouges et blancs. Parmi les cépages noirs, le grenache, le cinsault, la syrah, le tibouren et le mourvèdre s’épanouissent et profitent pleinement du climat chaud et de l’influence maritime. Du côté des cépages blancs, la clairette, le sémillon, le rolle (vermentino) et l’ugni blanc trouvent leur intérêt dans ces sols pauvres et ce climat doux.
Ces cépages puisent alors dans les sols tous les nutriments dont ils ont besoin, et permettent de produire des vins Côtes de Provence élégants, aux arômes complexes et à la finale fraîche. On apprécie alors les notes de fruits rouges et de fruits jaunes, les arômes d’agrumes et les notes florales qui font tout le charme de ces vins du Sud.
Les vins rosés représentent plus de 90 % de la production de vins provençaux. Et si cela s’explique par le fait que la Provence est le berceau du vin rosé, la diversité des sols entre aussi en jeu. En effet, les cépages utilisés pour produire du vin rosé sont particulièrement gourmands des sols provençaux. Ainsi, la syrah, le cinsault, ou encore le cabernet sauvignon se régalent du soleil, du vent et des sols pauvres.
Ensuite, la main de l’homme intervient pour sublimer le produit, avec une vinification en pressurage direct, par macération, ou avec le traditionnel vin rosé de saignée.
La géologie de la Provence offre une telle diversité que cela se traduit par des vins en AOP Côtes de Provence très différents les uns des autres. Ainsi, les vins produits sur le domaine viticole de Berne traduisent toute la spécificité du terroir de l’arrière-pays provençal, et sont marqués par un caractère unique que vous pouvez découvrir lors d’une visite de la cave de dégustation du domaine.
]]>Les gestes de la vigne, la famille Rapet les connait ! Mieux qu’une correspondance entre deux ancêtres ou qu’un acte de naissance, c’est un tastevin datant de 1765 et gravé au nom de la famille qui prouve son implantation dans la région et dans le milieu du vin. Imaginez-vous un peu dans la peau de Robin, tout juste arrivé aux côtés de son père Vincent, faisant tourner le délicat pinot dans ce brillant récipient en argent, et fermant les yeux, imaginer le même geste réalisé par ses ancêtres auparavant… Quel héritage !
Le domaine est donc l’un des plus anciens du joli village de Pernand-Vergelesses, dont la famille est sous le charme : l’église au clocher fin et vernissé de jaune et noir, la paisible vallée dans laquelle il est retiré au pied de la fameuse colline de Corton, les rues pentues et étroites, la vierge qui surplombe toits et vignes et que l’on aperçoit sur nombre des photos du domaine… Ah, il fait bon vivre à Pernand !
Avec toute son histoire, le domaine Rapet et fils peut également être fier de son héritage viticole : les 20 hectares sont répartis entre les communes de Pernand-Vergelesses, Savigny-les-Beaune, Chorey-les-Beaune, Aloxe-Corton et Beaune. La gamme présente un aligoté comme des premiers crus (magnifique palette à Pernand-Vergelesses notamment) mais aussi des grands crus de Corton (Charlemagne, Pougets…). Avec le domaine Bonneau du Martray (aujourd’hui racheté par un Américain), les Rapet ont sans doute l’un des plus beaux patrimoines de Pernand-Vergelesses.
Après Robert puis son père Roland Rapet, Vincent arrive au domaine en 1985 avec sa femme Sylvette et tient alors à garder les méthodes traditionnelles tout en faisant évoluer certaines techniques. C’est à lui que l’on doit un travail plus minutieux aux vignes, gage d’un beau fruit qui deviendra ensuite un vin précis. Aération et griffage des sols de façon régulière, effeuillage et palissage, ébourgeonnage et vendange en vert (si besoin)… Tantôt le tracteur agit, tantôt c’est la charrue. A chaque génération ses évolutions, depuis 2021 et l’arrivée de Robin, le domaine s’oriente de plus en plus vers une viticulture biologique (limitation des traitements) dans le but d’être certifié (il était jusque-là en lutte raisonnée).
Les raisins bien mûrs parviennent à la cuverie en petites caisses pour en préserver la qualité au maximum. Les blancs sont pressés dans un pressoir pneumatique pendant 3 heures, puis débourbés pendant 24h à basses températures. Place ensuite à la fermentation en fûts (neufs à 30%). L’élevage a lieu sur lies avec bâtonnage régulier pendant une douzaine de mois. Les rouges, quant à eux, sont triés en table de tri puis fermentent pendant 15 jours (avec des pigeages réguliers). Place au pressurage puis à l’élevage en fûts (20% de fûts neufs). Soutirés, ils sont ensuite mis en bouteille. La cuverie est très équipée et renouvelée depuis quelques années, ce qui permet à Vincent et Robin de bénéficier de tous les outils pour faire de grands vins. Pari tenu !
Nous apprécions la précision et la droiture des vins du domaine Rapet. Entre fruit éclatant, équilibre, mâche et touche minérale, ces cuvées sont de vrais miroirs des terroirs dont elles sont issues.
]]>L’histoire commence en 1859, époque phare de l’essor du vignoble bourguignon et de sa structuration, lorsque Louis-Henry-Denis Jadot décide de créer sa maison. Rapidement, il développe une fructueuse activité de négoce avec les pays du Nord, un réseau naturel qu’il tient de sa famille, originaire de Belgique. Sa famille contribuera largement à la croissance de l’activité, à commencer par son fils Louis-Jean-Baptiste qui contribuera largement au développement du vignoble. Louis-Auguste, le petit-fils, se tournera davantage vers l’extérieur, et favorisera l’export vers les pays anglo-saxons à la période d’après-guerre sous l’impulsion d’un entrepreneur : Rudy Kopf. Un nom qui s’inscrira un peu plus tard au panthéon de la maison Jadot.
En 1954, André Gagey rejoint l’entreprise familiale déjà florissante ; il en prend les rênes en 1962, à la mort prématurée de Louis-Auguste.
1985 sonne une autre date clé pour le domaine. En effet, dans l’objectif de pérenniser la maison, Madame Jadot prend la décision de vendre l’entreprise familiale à un importateur de vins tournés vers les États-Unis, rencontré quarante ans plus tôt… vous l’avez deviné : Rudy Kopf ! Si les cuvées du domaine possèdent une distribution exceptionnelle en Bourgogne, c’est notamment grâce à cette riche collaboration entre la famille Jadot et la famille Kopf, qui s’est solidifiée au fil des années pour finalement se joindre peu avant le changement de siècle.
Une nouvelle personnalité du vignoble bourguignon rejoint l’aventure en 1992 : Pierre-Henri Gagey. Plusieurs fois président du BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne), il prend la suite de son père et dirigera le domaine pendant 31 belles années, accompagné par son fils Thibault à partir de 2014. Et si vous pensiez que l’histoire arrive à un point de croisière : vous vous trompez ! Le domaine Jadot, fidèle à lui-même, à son énergie et sa capacité à captiver les attentions et les grandes âmes du vin, se dote depuis l’année dernière d’une nouvelle gouvernance sous la tutelle bienveillante de Thomas Seiter. Directeur actuel de la maison Bouchard et Fils, il prend la présidence de la maison, et travaille main dans la main avec Thibault Gagey, à qui la direction générale est confiée.
Le domaine rayonne aujourd’hui par la diversité des appellations qu’il couvre (il serait plus rapide de nommer celles qui ne font pas partie de l’impressionnante collection de la propriété). Les vins sont acclamés pour la qualité et la justesse de leur profil, rendant tous les honneurs à la grandeur des terroirs bourguignons.
Outre le Château des Jacques à Moulin-à-Vent (35 ha) et le Domaine Ferret à Pouilly-Fuissé (15 ha), la Maison Louis Jadot compte de nombreux vignobles ; au total, quelque 154 hectares de vignes en Côte d’Or, dans le Mâconnais et le Beaujolais. On en compte déjà 70 en Côte d’Or, essentiellement en premiers et grands crus, répartis entre le Domaine Louis Jadot (37 ha), le Domaine Gagey (8 ha), le Domaine des Héritiers Louis Jadot (16 ha) et le domaine du Duc de Magenta (9 ha).
Dans les vignes sont appliquées les méthodes classiques : rendements limités, vendanges manuelles. L’intervention de l’homme est réduite au strict minimum pour laisser au vin et au terroir la liberté de s’affirmer pleinement. Les vignes sont cultivées sans désherbant chimique, et labourées. Dans les chais, un élevage partiel en fûts neufs permet de ne pas imprimer au vin la marque du bois, mais seulement de permettre les échanges entre ces deux matières vivantes. L’ensemble de la vinification est assurée par Fréderic Barnier, qui a su faire sien de l’héritage légué par Jacques Lardière.
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