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14 septembre 2026Méribel, un art de vivre alpin né d’un coup de cœur
Il faut remonter à 1938 pour comprendre ce qui fait aujourd’hui le charme si particulier de Méribel. Cette année-là, le colonel britannique Peter Lindsay, cherchant à fuir les stations autrichiennes et allemandes gagnées par la montée du nazisme, découvre la vallée des Allues en compagnie du champion Émile Allais. Séduit par ses forêts épaisses et ses pentes variées, il y fonde la station qui portera le nom d’un hameau local. Dès l’origine, une règle stricte s’impose et perdure encore aujourd’hui : bois, pierre et ardoise, jamais de béton. C’est cette identité architecturale préservée qui a fait de Méribel le cœur géographique des Trois Vallées, le plus grand domaine skiable relié au monde, et le théâtre d’une partie des Jeux Olympiques d’Albertville en 1992 puis des Mondiaux de ski alpin en 2023.
C’est dans cet écrin de forêt et de sommets, à quelques minutes du village, que se niche un chalet devenu au fil des ans l’une des adresses les plus recherchées de la vallée : le Clos Bernard.

Un chalet caché au cœur de la forêt de l’Altiport
Installé route de l’Altiport depuis bientôt dix ans, Le Clos Bernard s’est taillé une réputation de secret bien gardé, accessible à pied, à ski ou en calèche selon la saison. La terrasse en bois, régulièrement baignée de soleil, ouvre directement sur les sapins, tandis que la salle traditionnelle se prête aux dîners au coin du feu lorsque la nuit tombe tôt sur la vallée. Une atmosphère qui explique pourquoi le lieu est aussi prisé pour un déjeuner sur les pistes que pour une soirée à thème entre amis.
La calèche aux flambeaux et le théâtre du feu de bois
Certains soirs de la semaine, l’expérience commence avant même d’arriver à table. Une montée en calèche à la lueur des flambeaux, à travers les sapins enneigés, précède le dîner et installe d’emblée une ambiance qui doit autant au conte qu’à la gastronomie. Une fois sur place, le chef prend le relais avec un véritable spectacle culinaire : les viandes, canard, bœuf ou agneau, sont délicatement cuites devant les convives dans la cheminée au feu de bois, un rituel visuel autant que gustatif qui a largement contribué à la réputation du lieu.

Un terroir savoyard revendiqué jusque dans les fournisseurs
Difficile de parler du Clos Bernard sans évoquer sa carte, composée à la fois de grands classiques savoyards et de créations maison. Fondues, tartiflettes et croziflettes y côtoient des grillades de viandes de qualité et des plats mijotés qui évoluent au fil des saisons. Le restaurant met un point d’honneur à nommer ses fournisseurs plutôt qu’à se contenter d’un vague argument de terroir : la coopérative laitière de Moûtiers, la boucherie du Praz ou encore la liquoristerie de Pralognan figurent parmi les producteurs locaux qui alimentent la cuisine. Une transparence qui, sur une carte de montagne, fait souvent toute la différence entre une auberge pour touristes et une véritable table de terroir.
Une adresse qui se réinvente été comme hiver
Le Clos Bernard ne se limite plus à la saison de ski. L’été, le chalet déploie tout un programme familial autour de la forêt, châteaux gonflables, laser-game, visite de la mini-ferme, balade à poney ou atelier des ruches, pensé pour prolonger l’expérience au-delà du seul repas. Une cave à vins fournie complète la table, et plusieurs espaces peuvent être privatisés pour des événements privés ou professionnels tout au long de l’année. De quoi comprendre pourquoi, dans une vallée qui compte pourtant plus de soixante-dix restaurants, ce chalet niché dans les bois continue d’attirer autant les habitués que les curieux de passage. Réserver une table au Clos Bernard.




